Comité des fêtes de Carrières-sur-Seine

Fin XVIIIeme siècle

1789 - Les communes
Instauration des communes, au nombre de 44 000. Carrières est à l'époque une commune du Canton d'Argenteuil, district de Saint-Germain-En-Laye, département de Versailles, ainsi que du doyenné de Montmorency, archidiaconé de Paris et diocèse de Chartres. A la fin du XVIIIème siècle, la paroisse et seigneurie de Carrières-Saint-Denis, font partie du gouvernement de l'Ile-de-France : 438 paroisses sont comprises dans ce gouvernement.

1789 - Les Etats-Généraux et les cahiers de doléances.
Carrières-Saint-Denis prend connaissance de ce grand événement qui consiste à consulter la Nation, à donner la parole, pour la première fois, aux paysans, aux modestes laboureurs, en somme au bas-peuple. Carrières envoie un cahier de doléhancee montrant combien la suppression d'un chemin fut le détonateur d'une véritable révolution des villageois et présageant la grande révolution. Les habitants de Carrières revendiquent de « réformer les abus que perçoivent les fermiers généraux ». En cette fin de siècle, la vie à Carrières-Saint-Denis est donc, aux dires de ses habitants, loin d'être complaisante. La prise de la Bastille ne semble pas avoir retenu l'attention de nos habitants.

1790 - Formation d'une nouvelle Municipalité
Le 8 février se tient en l'église de Carrières une assemblée des habitants. Cette réunion des habitants a pour objectif la formation d'une nouvelle Municipalité. Lors de cette réunion sera procédé à l'élection du premier maire de Carrières et des cinq adjoints. « .../... Pierre Ballagny.../... a été nommé Maire ». Carrières Saint-Denis sous l'Assemblée constituante se dote d'une municipalité et d'une Garde Nationale.

1791 - Disparition du culte catholique et de tous les privilèges ecclésiastiques.
Un questionnaire fut adressé par le département à toutes les communes leur intimant de répondre aux questions suivantes :
« Y'a-t-il des biens communaux dans votre arrondissement ? En quelle quantité ? Le partage a-t-il été bien fait ? Quelles sont les difficultés qui s'opposent au partage ? ». La réponse de Carrières est unique et symbolise bien cet esprit vindicatif caractérisant cette « terre » : « Carrières on préfère l'exploitation en commun »

1793 - Une seule cloche dans chaque paroisse
La Convention Nationale décrète qu'il ne sera laissé qu'une seule cloche dans chaque paroisse ; que toutes les autres seront mises à la disposition du Conseil exécutif, qui sera tenu de les faire parvenir aux fonderies les plus voisines pour y être fondues en canons.
La commune de Carrières fut obligée de remettre au canton deux de ses 4 cloches.

1799 - Changement de nom
Carrières se nomme désormais Carrières-sur-Seine et ce jusqu'en 1808 puis reprend son appellation première de Carrières-Saint-Denis.

référence : site de Carrières sur Seine.